Le calendrier 2026 est plutôt favorable : sur les onze jours fériés de l’année, neuf tombent en semaine, dont plusieurs un jeudi ou un vendredi. Voici ce que vous avez le droit de poser, les dates qui rapportent le plus et les règles à respecter pour que votre employeur valide vos demandes.
Combien de jours de congés avez-vous en 2026 ?
Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables sur une année complète. Cela correspond à 5 semaines de congés, ou à 25 jours ouvrés si votre semaine de travail s’étale du lundi au vendredi. On entend souvent parler de « 25 jours ouvrables » : l’expression est approximative, mais c’est bien ce chiffre de 25 jours que l’on retrouve sur la plupart des bulletins de paie.
La période d’acquisition court en principe du 1er juin au 31 mai, sauf si votre convention collective ou votre entreprise en prévoit une autre (année civile, par exemple). Les congés payés 2026 que vous posez cette année correspondent donc, dans la majorité des cas, aux jours acquis entre juin de l’an dernier et mai 2026. Votre compteur de congés, visible sur votre fiche de paie ou votre espace RH, indique le solde exact.
Ouvrables ou ouvrés : le décompte qui change votre solde
En jours ouvrables, une semaine de congé compte 6 jours (samedi inclus). En jours ouvrés, elle en compte 5. Une semaine posée du lundi au vendredi vous coûte donc 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés, selon la méthode de votre employeur. Dans le tableau plus bas, tous les décomptes sont en jours ouvrés.
Les dates à poser pour faire le maximum de ponts en 2026
Le calendrier des jours fériés 2026 est le suivant : jeudi 1er janvier, lundi 6 avril (lundi de Pâques), vendredi 1er mai, vendredi 8 mai, jeudi 14 mai (Ascension), lundi 25 mai (lundi de Pentecôte), mardi 14 juillet, mercredi 11 novembre et vendredi 25 décembre. Le 15 août tombe un samedi et le 1er novembre un dimanche : ces deux jours ne donnent aucun pont.
| Période | Jours à poser | Repos obtenu |
|---|---|---|
| Jour de l’An (jeudi 1er janvier) | Vendredi 2 janvier (1 jour) | 4 jours (1er au 4 janvier) |
| Pâques (lundi 6 avril) | Du 7 au 10 avril (4 jours) | 9 jours (4 au 12 avril) |
| 1er mai et 8 mai (vendredis) | Du 4 au 7 mai (4 jours) | 10 jours (1er au 10 mai) |
| Pont de l’Ascension 2026 (jeudi 14 mai) | Vendredi 15 mai (1 jour) | 4 jours (14 au 17 mai) |
| Tout le mois de mai en une fois | 4 au 7, 11 au 13 et 15 mai (8 jours) | 17 jours (1er au 17 mai) |
| Pont du 14 juillet 2026 (mardi) | Lundi 13 juillet (1 jour) | 4 jours (11 au 14 juillet) |
| Pont du 11 novembre 2026 (mercredi) | Lundi 9 et mardi 10 (2 jours) | 5 jours (7 au 11 novembre) |
| Noël (vendredi 25 décembre) | Du 28 au 31 décembre (4 jours) | 10 jours (jusqu’au 3 janvier suivant) |
Quelques précisions sur ce tableau. Le lundi de Pentecôte (25 mai) offre déjà un week-end prolongé de trois jours sans rien poser, tout comme Pâques et le 1er mai. Si vous préférez le 11 novembre autrement, posez le jeudi 12 et le vendredi 13 pour un repos de 5 jours (du 11 au 15 novembre), ou cumulez les deux options pour 9 jours en n’en posant que 4.
En additionnant les périodes qui ne se chevauchent pas (Jour de l’An, Pâques, mai complet, 14 juillet, 11 novembre et Noël), vous posez 20 jours pour obtenir 49 jours de repos. Il vous reste alors 5 jours pour l’été, ce qui est mince. À vous d’arbitrer entre une grande coupure estivale et plusieurs week-ends prolongés répartis sur l’année.
Comment poser ses congés : règles et périodes à connaître

La période légale de congé principal s’étend du 1er mai au 31 octobre. Pendant ces six mois, vous pouvez prendre jusqu’à 24 jours ouvrables consécutifs (4 semaines), et au moins 12 jours ouvrables d’affilée si vous prenez votre congé principal. La cinquième semaine se pose à part, en général à un autre moment de l’année.
Si vous posez des jours en dehors de cette période, le fractionnement des congés peut vous donner droit à des jours supplémentaires : 1 jour si vous prenez 3 à 5 jours hors période, 2 jours si vous en prenez 6 ou plus. Certaines conventions collectives prévoient des règles plus favorables, et d’autres permettent à l’employeur de demander au salarié de renoncer à ces jours. Vérifiez votre texte applicable avant de compter dessus.
Côté démarche, la demande de congés doit être validée par votre employeur, qui fixe l’ordre des départs en tenant compte de votre situation familiale et de votre ancienneté. Une fois l’ordre arrêté, il doit vous en informer au moins un mois avant le départ, sauf accord contraire. Pour les ponts les plus prisés (Ascension, mai complet, Noël), déposez votre demande dès le début de l’année, car ces dates partent en premier.
Un point pratique : un jour férié chômé qui tombe pendant vos congés n’est pas décompté de votre solde. Si le 14 mai tombe au milieu d’une semaine de congé, seuls les jours ouvrés réellement posés sont retirés de votre compteur.
Les nouveautés 2026 à connaître
La principale nouveauté est la création d’un congé supplémentaire de naissance, ouvert à chaque parent, à prendre dans les mois qui suivent l’arrivée de l’enfant. Il s’ajoute au congé de naissance de trois jours et au congé de paternité, et il est indemnisé par l’Assurance maladie plutôt que par l’employeur. Les modalités détaillées (durée, fractionnement, indemnisation) dépendent des textes d’application publiés pour chaque secteur.
Congé de naissance : pourquoi deux dates circulent
Selon les sources, l’entrée en vigueur est annoncée au 1er juin 2026 pour les agents de la fonction publique et au 1er juillet 2026 pour les salariés relevant du Code du travail. Avant de poser vos jours, confirmez la date applicable à votre statut auprès de votre service RH ou de votre caisse.
Autre évolution à garder en tête, déjà en vigueur depuis la loi d’avril 2024 : l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie. Un salarié en congé maladie continue désormais d’acquérir des jours, ce qui peut augmenter son compteur de congés à la fin de l’année. Si vous avez été arrêté récemment, vérifiez que votre solde en tient compte.
Les autres congés et absences à ne pas oublier

Les congés payés ne sont pas votre seul levier. Les congés familiaux (mariage ou PACS, naissance, décès d’un proche, annonce d’un handicap chez un enfant) donnent droit à quelques jours d’absence rémunérés, avec une durée fixée par le Code du travail ou améliorée par votre convention collective. Ils ne sont pas déduits de votre solde de congés payés.
Le congé maladie, lui, relève d’un arrêt prescrit par un médecin et d’une indemnisation spécifique, avec un éventuel maintien de salaire selon votre ancienneté. Enfin, si votre entreprise fonctionne avec la réduction du temps de travail (RTT), ces jours viennent s’ajouter à vos congés payés et se posent selon les règles internes. Combinés aux ponts du calendrier, ils permettent d’allonger encore certains week-ends, y compris en dehors des vacances scolaires 2026.
Pour finir, une règle simple : listez dès janvier vos dates clés, comparez-les à votre solde et déposez vos demandes sans attendre. Avec un calendrier aussi généreux, les ponts les plus rentables seront posés par vos collègues avant l’été.






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